Hello there !
Peut-être qu’un petit peu de backstages vous intéresserait ? Si oui, alors c’est parti !
Babel est mon troisième roman terminé, mais mon premier « né », c’est à dire, (auto)publié. Je ne vous cache pas que cela a été long et compliqué, de le lire, le relire, le faire lire, le rererelire et enfin de le post-iter de partout. Mais lorsque l’on se lance dans un projet pareil, il faut avoir en tête que tout le travail de correction, d’édition et de marketing vous revient aussi…

Mais comment est-ce que cela a commencé au juste Babel ? Et bien par une panne d’écriture.
C’est surprenant, dit comme ça, mais par c’est plutôt vrai. À la toute origine, je travaillais sur Anoa, qui est une trilogie que je couve depuis des années, et j’en bavais des ronds de chapeau avec mon troisième tome et la réécriture du deuxième.
Et là c’est le drame. Doute, envie de tout envoyer bouler. Je m’en ouvre à mon compagnon qui me dit tout naturellement :
Et si tu écrivais une autre histoire pour t’aérer l’esprit ? Un truc sans conséquence, rapide quoi…
Je le prends au mot. Je mets Anoa de côté, et je réfléchis. Mais sur quoi vais-je bien pouvoir écrire ? Les vacances d’été (2019) passent, la rentrée arrive et je n’ai toujours rien à me mettre sous la dent. Je me réinscris sur le site du NaNoWriMo, avec Anoa comme projet pour le mois de Novembre.
Mais rien. Toujours pas d’idées.
Et là, je croise mon Thybalt. À une formation professionnelle. Lui ne le sait pas, mais quelque chose saute dans mon inconscient, Thybalt 22, 6 est né.
Le soir même, dans ma chambre d’hôtel, j’ouvre Scribbook et jette quelques mots dans un fichier vierge. Puis encore d’autres. Une vieille histoire que j’avais commencée au collège me revient en mémoire. Beaucoup de choses sont à jeter, pas mal sont à garder. Le lendemain, je gribouille dans les marges de mon cahier de formation. Je le tiens mon NaNo 2019.

Je mets à jour le nom de ma nouvelle sur le site du NaNoWriMo, rejoins les Nanoteurs Alsaciens avec mes pages de préparations et on s’installe pour la soirée de lancement. Nous sommes le 31 Octobre 2019, il est 23h59 et je ris en disant :
Vu comme il est construit, vu l’intrigue et le final, je crois que je vais le torcher en 35-40k mots et que je vais devoir finir mes 50k sur le tome 3 d’Anoa !
Le 30 novembre, 23h59, du haut de ces 89.000 mots, Eulalie entr’aperçoit à peine le début du climax. La frénésie continue, encore et encore, jusqu’à ce que, dix jours plus tard, je tape enfin le point final, haletante, mais fière de moi.
Eulalie, que je pensais une héroïne éphémère, est rentrée dans ma tête pour n’en plus sortir. Et j’étais sûre de son histoire. Alors je me suis mise immédiatement à la relecture, puis à la correction. Comme je dessine aussi, j’ai tenté quelque chose, qui est devenu la couverture de mon projet.

Puis Babel a pris la place d’Anoa. En effet, j’avais prévu de publier le premier tome, via Librinova. Mais Thybalt et Eulalie en ont décidé autrement, et Babel a rejoint les rangs des livres autopubliés sur la plateforme.
Et les premiers retours arrivèrent et avec eux, de nouvelles corrections. Plus fière que jamais de mon projet, j’ai investi dans une belle illustration pour sa couverture, et ai programmé une nouvelle sortie, cette fois en broché.
Six mois plus tard, je recevais un petit mail. Une maison d’édition à qui j’avais envoyé le texte est très intéressée.
Branle-bas de combat.
Et Babel va renaitre, une troisième fois.
Laisser un commentaire